La bataille - Amis du Vieux Brignais

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Histoire



Source Wikipédia (l’encyclopédie libre)     http://fr.wikipedia.org/wiki/Brignais



Bataille de Brignais

À la bataille de Brignais, les Grandes compagnies mercenaires battent l'armée royale française commandée par Jean de Melun, comte de Tancarville.

Contexte

Depuis le début de la guerre de Cent Ans, la France a été battue à Crécy (1346) et à Poitiers (1356), où le roi Jean II le Bon a été fait prisonnier. Il n’est libéré qu’en 1360. Durant la trêve, les mercenaires des grandes compagnies, qui ne sont plus payés, ravagent et pillent les campagnes françaises. Le roi décide de les détruire. Celles-ci s’unissent pour mieux résister.

Déroulement

Le 6 avril 1362, les Tard-Venus, une compagnie de mercenaires formée après le traité de Brétigny, bénéficiant de l'effet de surprise, taille en pièce l'armée royale à Brignais, au sud de Lyon. Plusieurs barons y trouvent la mort, parmi lesquels Jacques de Bourbon, comte de La Marche, connétable de France, et Louis d'Albon, comte de Forez. En outre, beaucoup de seigneurs furent capturés.

Cette défaite eut pour cause le manque de discipline des chevaliers qui, ne disposant pas d’infanterie, progressaient sans la protection indispensable des éclaireurs et des flanqueurs (éclaireurs disposés sur les flancs d'une armée).

La défaite provoqua une nouvelle panique dans le royaume. Cependant, l’unité des mercenaires ne dura pas, et le roi de France organisa des campagnes jusqu'en Espagne et en Hongrie pour s'en débarrasser.


Campagnes en France

Les Grandes compagnies étaient des troupes d'aventuriers qui étaient soldées par les princes en temps de guerre, et qui vivaient de pillage et de rançons en temps de paix ou de trêve. Elles désolèrent la France au XIVe siècle, sous les règnes de Jean le bon et de Charles V. Elles se recrutaient parmi des étrangers de toutes nationalité et surtout des Allemands qu'Édouard III d'Angleterre, roi d'Angleterre, avait licenciés après le traité de Brétigny, en 1360.


Irrités de leurs déprédations, les paysans les battirent en plusieurs rencontres et les dispersèrent pour quelque temps.


Le connétable Bertrand du Guesclin fut employé à emmener ces compagnies en Espagne pour débarrasser le royaume de France ; elles y soutinrent contre Pierre le Cruel la cause de Henri de Trastamare, son demi-frère.

Chefs routiers célèbres

- Arnaud de Cervole, dit l'Archiprêtre.
- Bétucat d'Albret
- Bernardon de la Salle
- Hugh Calveley
- Robert Knolles
- John Creswell

Tard-Venus

Les Tard-Venus, compagnies de mercenaires se formèrent en France après le traité de Brétigny du 8 mai 1360.

Elles se composaient de gens de guerre licenciés et de vagabonds de tous pays. Les Tard-Venus dévastèrent plusieurs provinces, qui, pour éviter une ruine totale, furent obligées de se racheter par des contributions de guerre. Sous les ordres de Petit Meschin et Seguin de Badefol il sévirent de la Bourgogne au Languedoc.

Le 6 avril 1362 à Brignais, ils battent l'armée du roi Jean II, commandée par le comte de La Marche, Jacques de Bourbon, envoyé contre eux. Ils prirent Pont-Saint-Esprit, et firent trembler Urbain V dans Avignon. Enfin, Jean II, le marquis de Montferrat, moyennant 60 000 florins d'or que lui donna le pape, consentit à en prendre une forte partie de ces brigands à sa solde, et les disciplina.

Jean de Melun

Jean de Melun, comte de Tancarville.

Il prit part à la conquête de la Prusse par les Chevaliers Teutoniques, combattit les Maures en Espagne, les Anglais dans l'Angoumois et la Normandie, fut nommé par le roi Jean II grand chambellan et grand maître de France, négocia le mariage de Philippe (plus tard duc de Bourgogne) avec l'héritière de Flandre, fut pris à la bataille de Poitiers (1356), recouvra la liberté en 1358, contint par sa présence à Paris le parti d'Étienne Marcel et de Charles le Mauvais et eut grande part à la paix de Brétigny (1360). Il conserva son crédit sous Charles V, et mourut en 1382, gouverneur de Champagne, de Bourgogne et de Languedoc.

Charles V ne parvient à débarrasser le Conseil du roi des Meluns (ils y sont depuis Jean le Bon) qu'en 1375 (ils sont très puissants politiquement). Les habitants de Sens, utilisant les recours judiciaires permis par la mise en pratique de l'État de droit par le roi, portent plainte devant le Parlement de Paris contre des abus de pouvoir de la part de Jean de Melun qui avait récupéré la charge de souverain des eaux et forêts. Les communautés villageoises bénéficiaient depuis des temps immémoriaux du droit d'usage de ses bois (pâture, ramassage des branches mortes, charbon de bois, glanée...), or les gardes forestiers, protégés par des commissions royales délivrées par l'archevêque Guillaume II de Melun, les saisissaient, les mettaient aux fers et les soumettaient à rançon! L'arrêt de la cours de Justice royale tombe le 31 août 1375 : les droits d'usage sont restitués aux communautés, la justice temporelle de l'archevêché est confisquée par le roi et Jean de Melun se voit retirer sa charge de souverain des eaux et forêts. Les Meluns sont alors écartés du pouvoir.

Jacques Ier de Bourbon-La Marche

Jacques I de Bourbon, né en 1319, mort à Lyon en 1362, fut comte de la Marche de 1342 à 1362, comte de Ponthieu de 1351 à 1360 et connétable de France de 1354 à 1356.

Il était fils de Louis I, duc de Bourbon et comte de la Marche, et de Marie d'Avesnes. Il est l'ancêtre par les mâles du roi Henri IV.

Il combattit en 1341 et 1342 pour le compte de Charles de Blois contre Jean de Montfort qui luttaient pour la succession de Bretagne. En 1351, le roi Jean II le Bon lui donne le Ponthieu.

Il est ensuite présent à la bataille de Crécy (1346), où il est blessé. À Poitiers (1356), il est également blessé et fait prisonnier. La paix de Brétigny signée (1360), il perd le Ponthieu, rendu aux Anglais, et combat pour débarrasser le royaume des bandes de routiers, ces mercenaires démobilisés qui se mettent à piller les campagnes.

Un engagement eut lieu à Brignais, près de Lyon, où le comte de la Marche et son fils aîné furent mortellement blessés.

10 avril 2018
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